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par Laval Roy


Informations sur le Bélize

 

 

Géographie et climat:

Couvrant une superficie de 22,963 km carrés (8,866 milles carrés), légèrement plus grand que le Massachusetts (USA) et plus petit que la péninsule gaspésienne (QC). La partie la plus longue du pays, en son axe nord-sud, atteint 280 km (174 milles) et sa plus grande largeur, d’ouest en est, est de 109 km (68 milles). Sa capitale est Belmopan, dont la population est de 8,130 habitants (en l'an 2000). Le Bélize, situé en dessous de la Péninsule du Yucatan, est bordé à l’est par la mer des Caraïbes, au nord/nord-ouest par le Mexique et au sud/sud-ouest, par le Guatemala. Il a obtenu son indépendance le 21 septembre 1981. Il est maintenant un membre du Commonwealth britannique et des Nations Unies. Des relations diplomatiques ont été établies avec plusieurs pays. Le Bélize est également membre de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) et de ses institutions affiliées. Avant son indépendance, ce petit pays était connu sous le nom de Honduras britannique.

Le Bélize est donc situé sur la côte nord-est de l’Amérique centrale. La mer des Caraïbes s’étend sur toute la longueur de ses rivages et ses eaux sont limpides, permettant l’observation des formations de coraux formant la Grande Barrière de corail (la 2ième plus importante au monde après celle d’Australie). Les îles de coraux, appelées cayes, sont bordées de palétuviers et elles sont disséminées tout le long de la côte. Elles émergent des eaux bleues ou émeraudes et elles forment des brise lames qui épargnent les rives de la côte du travail incessant des vagues.

Au nord du Bélize, on retrouve la Péninsule du Yucatan (Mexique). Le Rio Hondo, qui se déverse dans la baie de Chetumal , forme la frontière naturelle entre les 2 pays. La frontière à l’ouest se démarque par une route qui traverse la jungle qui sépare le Bélize du département El Peten au Guatemala. Cette route est très bien surveillée. Au sud, la frontière Bélize/Guatemala est assurée par la rivière Sarstoon qui s'écoule vers l’est, vers la mer des Caraïbes. Le pays est divisé par la rivière Belize qui le traverse d’ouest en est et qui constitue une route majeure pour les biens du pays, notamment pour le transport du bois. Dans la partie nord du pays, on retrouve des couches de sédiments calcaires formant des crêtes orientées nord/nord-est vers sud/sud-ouest. Ces arêtes recouvertes de végétation tropicales sont les réminiscences de récifs de coraux. Au fond des vallées formées entre ces hauteurs, coulent depuis des millénaires les rivières Hondo, Nuevo et Freshwater Creek. Les régions du Northern Peten et de Campeche au Yucatan sont drainées par les bassins de ces rivières. Cette région, connue comme le « cœur du royaume des Mayas », abrite le célèbre site de Tikal ainsi que plusieurs centres de cérémonies occultes et des centaines de sites d’occupation Maya. Les lagunes le long des rivières Nuevo et Freshwater Creek sont aussi des régions de concentration Maya. Des grandes superficies marécageuses bordent la côte nord-est, s’étendent à l’intérieur des terres sur plusieurs milles, et recouvrent la majeure partie de cette région du pays.

Le sud du Bélize est la région des grandes plantations de citronniers, une denrée importante pour l’exportation du pays. Culminant au-dessus des plaines couvertes de palmiers s’étendant plus le long de la côte, nous retrouvons les montagnes Maya. Avec le Cockscomb Range, elles forment l’épine dorsale de la partie sud du pays. Pratiquement inexplorées, elles sont couvertes d’une jungle verdoyante avec une canopée digne des plus belles forêts tropicales pluvieuses. Le horst paléozoïque est constitué de granite et de sable d’origine calcaire, substrats idéaux à la pousse de grands pins qui prolifèrent dans un sol acide et infertile pour la majorité des autres végétaux. Impropre à l’agriculture, cet habitat a été exploité par les habitants de la période  Précéramique (aux environs de 1800 avant J.C.) et les chasseurs Mayas. Se dressant à approximativement 300 mètres (1000 pieds), l’arête principale paraît naine comparée au Pic Victoria qui atteint 1118 mètres (3680 pieds) d'altitude. Le plateau le plus au sud s’élargit et descend vers l’ouest. La partie nord de cette région, connue sous l’appellation « Mountain Pine Ridge », s’étend dans le district Capo. Les plateaux s’élèvent entre 305 et 914 mètres (entre 1000 et 3025 pieds) au dessus du niveau de la mer. Cette région donne lieu à des chutes d'eau spectaculaires où aboutissent plusieurs courants d'eau qui sillonnent ces lieux. Le versant nord du plateau se termine par des escarpements très abrupts qui finissent dans la vallée de la rivière Sibun, une région dotée de plusieurs cavernes encore inexplorées. Les districts plus au nord sont formés de bas plateaux. On y retrouve plusieurs rivières, quelques unes navigables seulement sur de courtes distances et dans des embarcations peu profondes. Une grande partie de la terre ferme est couverte de forêt. La région côtière, quant à elle, est constituée en majorité par des marécages, frangées de palétuviers

Le climat est de type sous-tropical, tempéré par les vents dominants. La température côtière varie entre 10°C (50°F) et 35.6°C (96°F). La température à l’intérieur des terres connaît des fluctuations plus grandes. La quantité des pluies varie annuellement entre 1295 mm au nord et 4,445 mm dans l’extrême sud du pays. La saison sèche s’étend habituellement de février à mai, avec une courte saison sèche en août.

Principaux districts du Bélize:

Le district de COROZAL est situé dans la partie la plus au nord du Bélize où il jouxte le Mexique.

Le district de ORANGE WALK se retouve dans la partie nord-ouest.

Le district de BELIZE se situe sur la côte est et comprend Belize City, San Pedro sur la Caye Ambergris et Caye Caulker.

Le district de CAYO comprend St Ignacio et Central Farm (Central Farm se situe juste à l'ouest de St Ignacio) et est situé dans la partie ouest du Bélize qui borde le Guatemala.

Le district de STANN CREEK s'étend dans la partie sud du Bélize et englobe la ville de Placencia.

PUNTA GORDA est dans le sud du pays, en fait dans le district de Toledo qui borde le Guatemala jusqu'à la frontière sud.

 

Population:


Il y a approximativement 240,000 habitants au Bélize, la moitié vivant dans les villes et les villages établis le long de la côte. Colonie britannique, Bélize a d’abord été envahie par des pirates, des travailleurs du bois et leurs esclaves. Ils se sont lentement assimilés avec les populations voisines espagnoles, mexicaines et indiennes.

À l’origine, les habitants du Bélize sont les chasseurs et les cueilleurs de l’ère Précéramique. Les indiens Mayas peuplent les environs de 2000 ans avant J.C. jusqu’à la conquête espagnole au 15ième siècle. Cependant, plusieurs tribus Mayas quittent cette région trop populeuse au 10ième siècle et immigrent au Yucatan. Ce n’est pas avant que les britanniques aient occupé le Bélize qu’ils reviennent. Aujourd’hui, il y a 3 tribus Mayas distinctes et chacune a son propre dialecte :

Les Yucatecos vivent dans les régions du Corozal et de l’Orange Walk. Plusieurs de leurs ancêtres immigrent au Bélize à partir du Yucatan dans le milieu du 18ième siècle quand la guerre éclata entre les Mayas de race pure, qui travaillent la terre, et les Mestizos qui la possédent. Aujourd’hui, ces gens, à l’instar des Mopaneros qui vivent à Succotz, près de Benque Viejo, constituent la principale main d’œuvre dans l’industrie du « chicle » (produit à la base de la gomme à mâcher).

C’est au milieu du 19ième siècle que les Kekchis, en provenance du Honduras et du Guatemala, s’établissent dans la région de Toledo, district au sud du Bélize, pour échapper aux taxes grimpantes, au service militaire ou aux travaux forcés. Ce groupe a réussi à maintenir vivant leur ancien style de vie.

Règle générale, les Mayas ont été moins assimilés que le reste de la population du Bélize. Leur moyen de subsistance est basé, comme dans les temps anciens, sur la culture des fèves noires et du maïs, sur des lots de 1 à 10 acres de superficie. Ils élévent également des porcs, des troupeaux de bovins et de chèvres et ils cultivent le tabac. 57% sont lettrés et parlent l’anglais ou l’espagnol en plus de leur langue autochtone.

Presque 30% de la population du Belize vit à Belize city, la capitale commerciale et la plus grande ville du pays.

La répartition ethnique du Bélize en 1995:

Créoles - 30% de la population. Le peuple créole vient d’un mélange de noirs africains et d’anglais et de leur descendance. Ils sont à la base des traditions politiques et économiques du Bélize. Leur langue, le créole, est un mélange des éléments de culture des habitants des Antilles occidentales, de l’Angleterre et des Amériques..

Mestizos - 44% de la population. Parle espagnol. Descendants des immigrants mexicains en provenance du Yucatan durant la guerre des castes au 19ième siècle. Ils ont été rejoints par les immigrants du Guatemala, du El Salvador et du Nicaragua. Les Mestizos sont un produit des cultures espagnole et Maya (habituellement descendants des souches du Yucatan).

Garifunas - 7% de la population. Les Garifunas sont les descendants d’un mélange d' africains et de caraïbes qui arrivèrent au Bélize à la fin du 18ième siècle. Ils possèdent des traits culturels et un langage très distincts.

Mayas - 11% de la population. Kekchis, Mopans et Yucatecs. Les dialectes de chacun de ces groupes ne sont pas compris par les autres. Ils vivent dans des villages séparés où ils maintiennent une presque totale endogamie. On les retrouve généralement dans le sud du district de Toledo. Les Mayas sont les descendants de ce même peuple qui a bâti l’incroyable civilisation connue et qui a atteint son apogée 1000 ans avant J.C..

Indiens de l’est - 2.1% de la population. Ont immigré dans les années 1860 et 1880. Même si c’est une société distincte qui a pratiqué une quasi totale endogamie, elle n’a pu préserver sa langue et ses coutumes..

Autres, incluant les caucasiens- 8% de la population. Composés d'américains, d'arabes, de libanais et de britanniques.

Le Bélize compte actuellement 241,204 habitants dont 4,000 vivent sur Ambergris Caye. À l’apogée du règne maya, la population totale, incluant Ambergris Caye, était de 2,000,000 de personnes. La population d’Ambergris Caye a un plus grand pourcentage de Mestizos à cause de sa proximité avec le Yucatan.

Religions:

Catholique romaine 62%, Protestante 30% (Anglicane 12%, Méthodiste 6%, Mennonite 4%, Adventiste du 7ième jour 3%, Pentecôtìère 2%, Témoins de Jehovah 1%, autres 2%), aucune 2%, autres 6% (1980) – pour tout le territoire du Bélize. Ambergris a un plus grand pourcentage de catholiques romains.

Dialectes:

Anglais (langue officielle), espagnol, maya, garifuna (Caraïbe). Tous les étudiants apprennent et parlent l’anglais en classe et toutes les activités gouvernementales et commerciales se font en anglais. Cependant, l’espagnol est aussi largement parlé. Il est enseigné au primaire et au secondaire comme langue seconde.

58% de la population est en bas de 19 ans.

Principaux centres de population:

La capitale du pays est Belmopan, bâtie en 1970. Elle est le siège du gouvernement . Belmopan a été créée à la suite des dommages considérables causées à l’ancienne capitale, Belize city, par le passage de l'ouragan Hattie en 1961.  Belmopan est située dans les terres, à une altitude plus élevée que Bélize city, pratiquement au centre géographique du pays, à environ 50 milles au sud-ouest de l’ancienne capitale. De plus en plus de gens, principalement des employés du gouvernement, continuent à se relocaliser dans la nouvelle ville.

Avec une population estimée à 240,000 habitants, le Belize reste un état faiblement peuplé. La ville de Belize City regroupe le tiers de la population (68,197 habitants); les deux autres villes importantes sont Orange Walk (13,483 habitants) et Belmopan (8,130 habitants), l’une des plus petites capitales du monde. Le tableau qui suit montre la population du Belize selon la répartition des districts (et des villes importantes).

District
(et villes)

Superficie
(km²)

Population
(2000)

Belize 4204 km2 68 197
Belize City (Nord)   14 434
Belize City (Sud)   34 616
Belize (rural)   14 648
San Pedro      4 499
Cayo 5338 km2 52 564
Belmopan (capitale)   8 130
Benque Viejo   5  088
Cayo Rural   26 086
San Ignacio / Santa Elena   13 260
Corozal 1860 km2 32 708
Corozal (rural)   24 820
Corozal (ville)     7 888
Orange Walk 4737 km2 38 890
Orange Walk (rural)   25 407
Orange Walk (ville)   13 483
Stann Creek 2176 km2 24 548
Dangriga     8 814
Stann Creek (rural)   15 734
Toledo 4649 km2 23 297
Punta Gorda     4 329
Toledo (rural)   18 968
TOTAL 22 964 km2 241 204

Source: gouvernement du Belize, recensement de mai 2000

 

Un peu d'histoire:


Les premiers habitants en Amérique Centrale, desquels nous avons trop peu d’information, furent les Mayas. Ce peuple a bâti une civilisation impressionnante qui a atteint son apogée avant l’arrivée des européens dans le Nouveau Monde. Bien peu est connu sur les origines du peuple Maya, dont les réalisations n’ont pourtant rien à envier à celles du peuple égyptien. Plusieurs facettes de leur cuture sont restées insurpassées jusqu’à 1000 apr. JC alors que la civilisation s’effrita. Après le départ des prêtres, les temples et les bâtiments furent abandonnés, probablement suite à la révolte des paysans. Plusieurs fermiers demeurèrent jusqu’au 14ième siècle, pour finalement quitter et aller rejoindre la classe des prêtres au Yucatan. Ceci expliquerait que les croyances, le savoir-faire et les coutumes des Mayas se sont progressivement perdus pendant les 4 siècles qui suivirent le départ du dernier habitant des villes importantes. Les paysans qui restèrent n’ayant pas reçu l’enseignement des prêtres.

Cependant, le peuple Maya est encore en évidence à travers l’Amérique Centrale et il peut être rencontré dans plusieurs régions du Bélize. Les Mayas ne se sont pas tellement assimilés parmi la population multi ethnique du Bélize. Bien qu’ils aient adopté plusieurs symboles et croyances de la religion catholique, ils les ont incorporés avec succès à ceux de leur propre religion. Pour ce qui est des coutumes, de la langue et des vêtements, ils sont très distincts et très différents du reste de la population.

Des 3 principales tribus de Mayas au Bélize, une seulement, les Mopan, sont indigènes au Bélize. Ils sont revenus du Yucatan, aux alentours de 1850, et ils se sont établis dans les hautes terres du centre du pays. Cette tribu ne semble cependant pas posséder les connaissances de leurs célèbres ancêtres.

La côte du Bélize a été un passage vital pour ce qui a été baptisé la “Spanish Main” ou « la route des pirates du Nouveau Monde ». Les européens ont visité cette côte pour la première fois en 1502. Mais comme les premières explorations se sont faites en atteignant les rives marécageuses, le premier établissement, nommé Capo Obispo, s’est fait près de ce qui est maintenant Chetumal au Mexique.

Les nombreuses ruines indiquent que, pendant des centaines d’années, le Bélize a été occupé par les Mayas, une peuplade dont la civilisation avancée a atteint son apogée entre 300 ans et 900 ans après JC. Par la suite, pour des raisons encore inexpliquées, cette civilisation s’effrita et la majorité du peuple migra sous d’autres cieux.

En 1502, Christophe Colomb navigua dans ce qu’il nomme la baie du Honduras, mais il ne visite pas la région connue plus tard comme le Honduras britannique.

En 1603, un pirate écossais du nom de Peter Wallace, sous les auspices du roi James 1 (le premier roi de Grande Bretagne et fils de la Reine Marie d’Écosse), s’établit en maraude dans la région avec 6 navires, en quête des trésors transportés par les navires espagnols. Il monte un camp de base à l’embouchure de la Belize River (où est situé maintenant Belize City) et il connaît une carrière lucrative en détroussant de leurs richesses les navires en provenance du Panama. Les cayes, les récifs côtiers et les îles forment alors des retraites paradisiaques pour les pirates pour les années qui vont suivre.

Les bâtiments abandonnés plus tard par les pirates devinrent la base de la ville de Bélize City qui fut fondée en 1638. La piraterie connut sa fin vers la fin du 17ième siècle par un traité signé entre l’Angleterre et l’Espagne. Ainsi se termina l’ère des grands noms comme Barbe noire, le Captaine Kidd ou Sir Henry Morgan qui apportèrent la peur et qui donnèrent naissance à plusieurs légendes et aux îles aux trésors enterrés sur les plages.

Le premier établissement européen fut érigé en 1638 par des marins britanniques échoués. Cette population augmenta un peu plus tard grâce aux soldats et aux marins britanniques, peu après la prise de la Jamaïque par l’Espagne en 1655. L’industrie principale de ce lotissement était la récolte du bois de campêche (logwood) dont on réduisait le cœur en bûchettes, en copeaux ou en poudre, et dont on extrayait l’hématoxyline servant à la fabrication de teintures et d’encres. Le campêche était aussi connu sous les appellations de bois d’Inde ou bois bleu. La bourgade de Belize city connue une histoire trouble durant les 150 ans qui suivirent. Elle fut la cible de plusieurs attaques des voisins espagnols (l’Espagne réclamant sa souveraineté sur l’ensemble du Nouveau Monde, exception faite des régions d’Amérique du Sud assignées au Portugal).

En 1670, le traité de Godolphin, ou traité de Madrid, entre l’Espagne et la Grande Bretagne, confirma à cette dernière toutes les régions des Antilles occidentales et les Amériques. Mais il y a toujours eu une incertitude à savoir si la colonie de la Baie d’Honduras était incluse dans ce traité. Les colonisateurs furent alors laissés libres, d’un côté comme de l’autre, d’établir leur propre gouvernement. Ceci résulta au type de démocratie sévissant aux débuts de la Nouvelle Angleterre et mena à la tradition d’un gouvernement élu par le peuple, tradition encore forte au Bélize.

Cette petite région demeura donc une zone de dispute entre l’Angleterre et l’Espagne après l’ère de la piraterie, et les guerres politiques en Europe se répercutèrent aussi dans les Antilles occidentales et le Bélize. Le traité d’Utrecht, en 1713, vit les droits de commerce passer des mains de la Spanish America vers celles de la British South Sea Company. L’Espagne perdait donc beaucoup de ses droits sur le Nouveau Monde et le tout évolua vers une guerre en 1740.

Comme les opérations forestières se développèrent à un point tel que la main d’œuvre locale devint insuffisante, des esclaves furent importés au Bélize et de grands nombres demeurèrent jusqu’à leur émancipation en 1838. Après cette date, ils travaillèrent et ils se battirent aux côtés des britanniques et ils leur rendirent des services inestimables au cours des multiples rixes avec les espagnols. Après plusieurs confrontations où les maisons et les bâtisses de Belize City furent brûlées, il fut décidé de monter des fortifications. Comme les sempiternelles hostilités avec l’Espagne persistaient, c’était juste normal que les deux pays continuent la guerre lorsque la Guerre d’Indépendance américaine éclata en 1776. Cette nouvelle crise mis en péril d’existence de la colonie au Bélize et elle fut la raison de l’arrivée de plusieurs navires de guerre britanniques en 1877. Un de ceux-ci était sous les commandes d’un jeune lieutenant de 19 ans, Horatio Nelson. Le convoi arriva cependant trop tard et Belize City fut saccagée à nouveau. Elle demeura déserte jusqu’à ce que les survivants reviennent lentement et les colonisateurs d’autres régions vinrent mettre l’épaule à la roue pour la reconstruction de la ville, ce qui prit quelques années à faire. Comme la fin de la Guerre de Sécession arrivait, quelques familles de loyalistes s’établirent sur Caye Caulker. Quelques descendants y vivent encore aujourd’hui.

Ce n’est qu’en 1763 que l’Espagne, avec le Traité de Paris, permis aux britanniques de s’engager dans l’industrie du bois de campêche. Ceci fut réaffirmé par le Traité de Versailles en 1783 et le territoire de concession pour l’exploitation forestière fut même agrandi par la Convention de Londres en 1786.

En 1796, la guerre fut encore déclarée entre l’Angleterre et l’Espagne et Belize City essuya encore des attaques espagnoles jusqu’à ce qu’une victoire décisive, gagnée par les locaux avec le support de la force navale britannique, n’ait lieu sur St George Caye en 1798. Les espagnols furent enfin évincés une fois pour toutes. La victoire, célébrée chaque année le 10 septembre, est soulignée à titre de fête nationale.

Le contrôle britannique augmenta graduellement, si bien que le Honduras britannique fut déclarée colonie britannique en 1862.

Le début du 20ième siècle au Bélize fut un temps de modernisation avec l’introduction de l’électricité, les communications téléphoniques et le tracé de chemin de fer Stann Creek, long de 18 milles (29 km). Le seul autre moyen efficace de transport demeurait encore les rivières et les bateaux à vapeur qui joignaient Belize City au nord du pays. La majorité des petits villages en périphérie n’avait aucun contact avec la capitale et n’avait aucun service de base en matière de service de santé, d’éducation ou de services sociaux. Aucune route ne permettait de rejoindre la grande ville et on ne budgétait rien en ce sens.

L’ancien gouverneur des Barbades et administrateur à St Kitts-Nevis, le gouverneur Burdon fut appointé en 1925. Son administration, même si courte, accomplit beaucoup pour le pays. Le canal Burdon fut construit et il connecta les rivières Bélize et Sibun, améliorant ainsi les échanges et les communications. Un rapport écrit sur l’histoire du Bélize, fait à la demande du gouverneur, fut compilé par un groupe de résidents. Il couvrit la période de 1670 à 1884, en 3 volumes. 5 années furent nécessaires pour compléter cette commande. C’est à l’invitation du gouverneur Burdon que Charles Lindberg visita le Bélize en 1927, lors de son Goodwill Tour. Cet événement fut crucial en mettant la petite colonie britannique sur l’échiquier mondial. En 1928, une étude de terrain fut faite (en bicycle) de Bélize City jusqu’au district de Capo et une route de 90 milles de long (145 km) fut créée à partir de fonds britanniques.

À l’instar de tous les pays des Caraïbes, le Bélize a dû subir des ouragans périodiques, et quelques uns d’entre eux furent très spectaculaires. Un des premiers cyclones enregistrés détruisit la ville nouvellement fondée de Bay Settlement, en septembre 1787. En septembre 1931, lors de la célébration du jour de St George’s Caye, un ouragan frappa Bélize City avec des vents atteignant les 150 milles à l’heure (240 km/hre). Il dura une heure et une population médusée émergea des décombres, horrifiée par tant de dommages. Et ce n’était pas fini puisque ce n’était que l’œil du cyclone. Une vague de 15 pieds (5 mètres) de hauteur vint balayer ce qui restait et la mort emporta 2500 habitants. Peu fut épargné. C’est grâce à cet autre malheur que l’Angleterre, en apportant l’aide humanitaire et les fonds financiers pour reconstruire Belize City, confirma son emprise sur la colonie. Beaucoup d’amélioration et de bénéfices résultèrent de ce contrôle britannique, mais ce lien s’avérera difficile à couper dans le futur. Un avantage douteux a été que, malgré le fait que des routes ont été construites pour connecter les districts de Corozal et de Orange Walk avec Bélize City, les lits de ces routes reposent sur des pierres obtenues en démantelant différentes constructions Mayas rencontrées le long du chemin.

Les années de la 2ième Guerre Mondiale ont été bénéfiques pour le Bélize. Plusieurs travailleurs étaient requis dans la zone du Canal de Panama, et aussi en Angleterre et aux États Unis où la main d’œuvre faisait défaut à cause de l’effort de guerre. L’apport d’argent neuf venant de l’étranger, en provenance de ces mêmes travailleurs, créa une fausse recrudescence économique qui se termina en même temps que la guerre. La dévaluation de la monnaie à la fin des années 1940 amena un coût de la vie dramatique. Un mouvement de réforme, qui devint plus tard le Parti Unifié des gens du Peuple (PUP), fut initié par l’homme qui devint le Premier Ministre, George Cadle Price. Le peuple fut sensibilisé à l’échec de l’Angleterre à régler les problèmes internes du pays. À la suite des pressions de ce parti, l’Angleterre commença à instituer des réformes en produisant une constitution plus libérale et en permettant des élections générales (bien que le contrôle du gouverneur demeure absolu).

Au cours de l'élection de 1954, le PUP remporte 8 des 9 sièges à l'Assemblée Nationale. Après des débuts aussi encourageants, le parti ne réussit pas à maintenir un bon conscensus sur des sujets importants comme l'indépendance, les relations avec le Guatemala, les connections avec la West Indian Federation et l'Organisation des états de l'Amérique centrale. Le Bélize est trop occupé à trouver son rôle dans la région, en relation avec ses voisins géographiques et politiques.

Une nouvelle constitution, toujours effective aujourd'hui, fût adoptée en 1964 et procura un gouvernement totalement représentatif. Cependant, la Grande Bretagne gardait encore sous ses ailes les affaires étrangères, la défense et la sécurité. Le pays du Bélize était vraiment sur le point de naître, mais il faudra encore 15 ans avant que l'indépendance ne soit proclamée. Le transfer du contrôle se fit graduellement avec, en 1966, celui du trésor. L'ouverture de manufactures à l'intérieur du pays permit de couper les importations des produits similaires étrangers. L'amélioration des méthodes agricoles et l'encouragement au tourisme mènent progressivement à une idépendance financière relative du Bélize . En 1971, le Bélize joint la CARIFTA, le Caribbean Free Trade Area. Ceci permet d'écouler les produits du Bélize à une échelle plus large.

Le nom du pays a été changé le 1er juin 1973, de Honduras britannique à Bélize.

Bélize a atteint son indépendance le 21 septembre 1981. En dépit de continuels problèmes frontaliers avec le Guatemala, des problèmes économiques et de dépendance d'aide financière étrangère, les années qui suivirent furent profitables et remplies d'espérance. Grâce aux investissements étrangers et au tourisme, l'économie du pays s'est lentement améliorée et, avec elle, les conditions de vie et les espoirs pour un futur prometteur.

Les britanniques maintiennent encore une présence militaire au Bélize, mais ils travaillent avec les forces de la Défense Nationale afin d' assurer la sécurité à la grandeur du pays.

Le tourisme joue un rôle important en faisant profiter l'économie du pays. Des organisations comme la Société Audubon sont dédiées à la préservation des beautés naturelles et des habitats de ce beau pays et elles permettent de les rendre accessibles aux visiteurs de partout dans le monde.

 


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